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Created3 apr 2026
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Arol Ketch Raconte

16 ott 2026, 13:27

Les femmes de Bokassa

Derrière la figure controversée de Jean-Bedel Bokassa, empereur autoproclamé, se cache une réalité plus intime, souvent passée sous silence : celle de ses épouses.

Adepte assumé de la polygamie, Bokassa a épousé 17 femmes, venues d’horizons culturels, sociaux et géographiques très différents. Européennes, Africaines, Asiatiques… certaines étaient étudiantes, d’autres mères, adolescentes, femmes de diplomates ou issues de grandes familles africaines.
Toutes ont été, à un moment de leur vie, entraînées dans l’orbite du pouvoir impérial.

Parmi elles :

– Annette Van Helst, son épouse de l’après-guerre ;

– Marguerite Green Boyanga, d’origines britannique et angolaise ;

– Martine Nguyen Thi Hue et Jacqueline Nguyen Thi Than, rencontrées en Asie ;

– Astrid Elisabeth Van Erpe, dont le mariage s’acheva faute de descendance ;

– Catherine Martine Denguiadé, épouse favorite, couronnée impératrice, mère du prince héritier ;

– Marie-Reine Hassen, mariée à l’âge de 14 ans, qui réussira à s’enfuir ;

– Augustine Assemat, nièce d’Houphouët-Boigny, tragiquement assassinée lors de la chute du régime ;

– …et bien d’autres, parfois répudiées, parfois exilées, parfois brisées.

Et donc parmi elles ; le destin glaçant de Marie-Reine Hassen, enlevée à quatorze ans, emprisonnée, puis mariée de force à l’homme le plus redouté du pays.

Une enfance confisquée ; une vie transformée en prison dorée. Et une lutte silencieuse pour rester en vie.
Elle remonte aussi le fil des unions antérieures :les mariages de guerre,l’amour vietnamien brisé par la défaite de Diên Biên Phu,l’enfant abandonnée,les épouses effacées par l’Histoire.

Et puis il y a Catherine Martine Denguiadé, l’épouse favorite, l’impératrice.Rencontrée à quatorze ans.Élevée au rang de symbole impérial. Aimée, puis accusée, haïe, soupçonnée de trahison jusqu’à être associée par Bokassa lui-même à Valéry Giscard d’Estaing.

Lorsque l’empereur Bokassa 1er est renversé le 20 septembre 1979 avec l’aide de la France; il est abandonné par toutes ses épouses; jusqu’à la dernière d’entre elles, une Tunisienne, qui n’a plus donné signe de vie.

De ces unions sont nés 36 à 39 enfants légitimes, tous élevés au rang de princes et princesses impériaux à partir de 1976 — et 56 enfants au total, selon certaines sources.

Mais au-delà des chiffres, cette histoire interroge.
Que sont devenues ces femmes après la chute de l’Empire ?

Qu’ont-elles réellement vécu derrière les dorures, les fastes et la peur ?
Entre privilèges, silences imposés et violences, leurs destins racontent une autre facette du pouvoir absolu.

Cette vidéo revient sur l’histoire méconnue des épouses de Bokassa :

https://youtu.be/xp0u5AxIYAQ?si=4_73hHLtWIhbpGH1

La terre est sale ! Si è ne mvit ! Ngo Bagdeu !

Arol Ketch -
Rat des archives
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Arol Ketch Raconte

15 ott 2026, 13:09

𝐕𝐚𝐥𝐞𝐧𝐭𝐢𝐧𝐞 𝐒𝐭𝐫𝐚𝐬𝐬𝐞𝐫 : 𝐋𝐞 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐣𝐞𝐮𝐧𝐞 𝐜𝐡𝐞𝐟 𝐝'𝐄𝐭𝐚𝐭 𝐚𝐟𝐫𝐢𝐜𝐚𝐢𝐧 𝐝𝐞𝐯𝐞𝐧𝐮 𝐬𝐚𝐧𝐬 𝐚𝐛𝐫𝐢

À 25 ans, Valentine Strasser devient le plus jeune chef d’État du monde après un coup d’État en Sierra Leone en 1992.

Jeune soldat brillant, il promet de sauver un pays ravagé par la guerre civile et la corruption. Pendant quelques années, il incarne l’espoir d’une génération.

Mais en 1996, tout s’effondre : il est renversé par ses propres hommes et contraint à l’exil. Au Royaume-Uni, il échoue à reconstruire sa vie, abandonne ses études, perd tout soutien et se retrouve sans statut.

La chute continue en Afrique de l’Ouest : refusé par plusieurs pays, il est finalement aperçu au Sénégal, errant dans les rues de Touba, désorienté et malade. L’ancien président, autrefois au sommet du pouvoir, vit alors presque comme un sans-abri, oublié de tous.

Revenu plus tard en Sierra Leone, il survit dans la pauvreté grâce à une petite pension, jusqu’à ce qu’en 2021 ; ironie du destin, l’homme qui l’avait renversé lui offre un logement.

L’histoire de Strasser est celle d’une ascension fulgurante… suivie d’une chute vertigineuse, du palais à l’errance.
Cette vidéo raconte son histoire :

https://youtu.be/GpZcVn0YXzY?si=QUAtL6C8TLqFrYXZ

Arol Ketch -
Rat des archives
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14 ott 2026, 23:49

𝐅𝐫𝐚𝐧𝐜𝐢𝐬 𝐌𝐛𝐚𝐫𝐠𝐚, 𝐥𝐞 𝐩𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐞𝐧𝐟𝐚𝐧𝐭 𝐬𝐭𝐚𝐫 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐦𝐮𝐬𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐂𝐚𝐦𝐞𝐫𝐨𝐮𝐧𝐚𝐢𝐬𝐞 
Il n'avait même pas 10 ans.
Dans les années 70, un petit garçon s'assoit au piano… et tout le Cameroun retient son souffle. On finira par l'appeler « Francis the Great ».
Premier album à 7 ans, des tournées avec Manu Dibango et les Touré Kunda, acclamé de Yaoundé à Brazzaville. Puis, un jour… plus rien.
Que lui est-il arrivé ? 🎬 L'histoire complète est en ligne 👇
https://youtu.be/T52uRqTjwZ4?is=qp6lY8ZMc95gfMaZ
L'oubli est la ruse du diable.
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Arol Ketch Raconte

14 ott 2026, 13:50

𝐅𝐫𝐚𝐧𝐜𝐢𝐬 𝐌𝐛𝐚𝐫𝐠𝐚, 𝐥𝐞 𝐩𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐞𝐧𝐟𝐚𝐧𝐭 𝐬𝐭𝐚𝐫 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐦𝐮𝐬𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐂𝐚𝐦𝐞𝐫𝐨𝐮𝐧𝐚𝐢𝐬𝐞

Dans les années 70, un petit garçon s’assoit au piano. Ses doigts courent sur les touches avec une aisance qui n’a aucun sens à cet âge.

Puis il ouvre la bouche, et une voix de bébé s’élève sur une musique d’adulte.
Dans la salle, personne ne respire. On n’a jamais vu ça. Ni au Cameroun, ni nulle part ailleurs en Afrique.
Son père l’avait pourtant annoncé : « Tu seras star, mon enfant. »

Et il le devient. À 7 ans, un premier album. Puis un deuxième. Les plus grands musiciens du pays se pressent pour l’accompagner. Il tourne avec Manu Dibango, les Touré Kunda. On l’acclame de Yaoundé à Brazzaville. Les foules scandent ses deux noms — Francis Mbarga… Francis the Great.

En 1982, on le photographie aux côtés du plus vieux chanteur du Cameroun. L’enfant et le patriarche, dans un même cadre. L’image fait le tour du pays.
Ce que personne ne devine, ce jour-là, en regardant ce sourire d’enfant comblé…

c’est que dans quelques mois,
plus personne n’entendra parler de lui.
[…]

Pourquoi ? Que lui est-il arrivé ?

L’histoire complète, en vidéo — ce soir, 18h30 (heure de Yaoundé).
L’oubli est la ruse du diable.

Arol KETCH
Rat des archives
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Arol Ketch Raconte

13 ott 2026, 12:40

Devant le tribunal, le capitaine Abalélé Abaya bouscule ce récit. Le chef du comité, affirme-t-il, c'était « lui et lui seul ». J'OSE n'avait préparé aucun gouvernement. Pour la présidence, il évoque Paul Biya « débarrassé de son entourage », ou le retour d'Ahidjo.

Voulait-il protéger Issa Adoum ? C'est possible, mais sa déclaration ne l'a pas sauvé.

Un détail trouble : Cameroon Tribune, organe officiel, appelait déjà Issa Adoum « Monsieur le président » ; 2 jours avant l'ouverture du procès. Le récit était écrit avant que les accusés ne parlent.

Ses biens sont confisqués dans tout le pays. La loi d'amnistie de 1991 n'est jamais pleinement appliquée. Le 9 mars 2007, l'État rend discrètement à sa famille 2 concessions de Mokolo : des villas pillées « jusqu'aux bouts de journaux ».

42 ans plus tard, Issa Adoum reste un homme sans portrait et sans tombe. Un président d'une nuit pour ses juges, un simple hôte pour ses co-accusés.
Et pour l'histoire, un nom qu'il est temps de sortir de l'ombre.

L'oubli est la ruse du diable !
Arol KETCH
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Arol Ketch Raconte

13 ott 2026, 12:40

𝐈𝐬𝐬𝐚 𝐀𝐝𝐨𝐮𝐦, 𝐥𝐞 𝐩𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐝𝐞𝐧𝐭 𝐪𝐮𝐢 𝐧𝐞 𝐟𝐮𝐭 𝐣𝐚𝐦𝐚𝐢𝐬

On a dit de lui qu'il avait été choisi par les putschistes d'avril 1984 pour être le Président du Cameroun ; il fut exécuté !

Mbalmayo, lundi 30 avril 1984, vers 23 h. Portes closes, loin des familles et des journalistes, un tribunal militaire achève une audience marathon. 4 jours ont suffi pour juger des dizaines d'hommes accusés d'avoir voulu renverser Paul Biya. Le verdict tombe, raide comme un couperet : la mort.

La loi prévoit pourtant que le chef de l'État examine les recours en grâce. Elle interdit d'exécuter un jour férié. On passera outre. Quelques heures plus tard, à l'aube du mardi 1er mai, jour de la fête du Travail, les condamnés sont conduits devant le peloton. Ils sont plus d'une trentaine : un colonel, six capitaines, des lieutenants, des adjudants, des maréchaux des logis, un sergent. La radio nationale n'en dira pas un mot. Les familles n'apprendront jamais où reposent les corps.

Dans cette colonne d'uniformes, une silhouette détonne. Un civil. Un grand commis de l'État venu du Nord, ancien directeur général du FONADER, que le quotidien officiel Cameroontribune présentait la semaine précédente comme l'homme « que l'on appelait déjà "Monsieur le président" au matin du 6 avril ». Il s'appelle Issa Adoum.

Il fut peut-être le président d'une nuit. Il est devenu un nom que l'histoire officielle a préféré effacer. Le Rat des archives a voulu le sortir de l'ombre ce matin.

Issa Adoum appartient à cette génération de cadres du Nord que le régime d'Ahmadou Ahidjo a portés aux commandes de l'État. Sa famille est établie à Mokolo, au pied des monts Mandara. Il dirige le Fonds national de développement rural, qui distribue engrais, semences et crédits aux paysans du pays.

C'est aussi un fidèle. Le 19 juillet 1983, Ahidjo, brouillé avec son successeur Paul Biya, quitte le Cameroun pour la France sur un simple vol régulier. À l'aéroport de Douala, le dernier homme qu'il reçoit au pavillon d'honneur est Issa Adoum. Selon Henri Bandolo, les deux hommes s'entretiennent seul à seul pendant plus de deux heures.

Les mois qui suivent sont lourds. En août 1983, Biya dénonce un complot et limoge les ministres originaires du Nord les plus proches de son prédécesseur. En février 1984, Ahidjo est condamné à mort par contumace .

Dans le Nord, l'humiliation gronde. « Nos femmes se font conspuer quand elles vont au marché », dira le capitaine Abalélé Abaya devant ses juges. « On leur dit : "Nordistes assassins, rentrez chez vous". » Dans la Garde républicaine, des officiers subalternes et des sous-officiers se regroupent dans un mouvement qu'ils baptisent « J'OSE ». La plupart de leurs réunions se serait tenue chez Issa Adoum.

Vers 3h du matin le 6 avril 1984, les hommes du colonel Saleh Ibrahim s'emparent de l'aéroport et de la radio de Yaoundé, puis attaquent le palais d'Étouébé. Le palais tient. Sur les ondes, une proclamation suspend la Constitution et confie le pouvoir à un « Conseil militaire supérieur ». Issa Adoum sera accusé d'être le rédacteur de ce communiqué.

La riposte est organisée et les loyalistes reprennent Yaoundé. Le bilan parle de centaines de morts et de plus de milliers d'arrestations. Issa Adoum est arrêté dans la province de l'Ouest selon Henri Bandolo.

Le 24 avril 1984, un décret relève Issa Adoum de ses fonctions. Le lendemain, Cameroon Tribune le présente à sa une comme l'homme « que l'on appelait déjà "Monsieur le président" au matin du 6 avril ». Le journal se demande s'il agissait « pour son propre compte, ou pour quelqu'un d'autre ».

Le 27 avril, le procès s'ouvre à huis clos. Le 1er mai, Issa Adoum tombe sous les balles aux côtés du colonel Saleh Ibrahim, commandant de la Garde républicaine, et des capitaines du mouvement. Son frère, Souley Adoum, écope de 20 ans de prison. Une seconde vague d'exécutions suivra à Mfou, le 15 mai.
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Arol Ketch Raconte

07 ott 2026, 23:04

NGOA-EKELLE, DÉCEMBRE 1987 : le jour où le campus a pris feu

Ngoa-Ekelle, des milliers d'étudiants sans bourse, entassés dans l'unique université du pays, laissent éclater leur colère. Une rumeur, un bus en flammes, la Chancellerie attaquée. 

Puis l'impensable : le cortège de la Première Dame, Jeanne-Irène Biya, est pris pour cible à coups de pierres.

La nuit venue, l'armée descend sur le campus.

 Commence alors une chasse à l'homme, suivie d'arrestations massives et d'un enfermement dans une tour mystérieuse que l'on surnommait « Americanos ».

Des centaines de jeunes y verront leur avenir s'effacer.

Il y a des jours dont on ne parle plus, non parce qu'ils sont sans importance, mais parce qu'ils font encore mal. Voici l'histoire de l'un d'eux.

NGOA-EKELLE, DÉCEMBRE 1987 : le jour où le campus a pris feu

https://youtu.be/ZSx6V9QirB4?is=DbIygfBYX_OT5myl

Regardez, abonnez-vous, et partagez autour de vous, surtout avec ceux qui ont connu ou fréquentent encore cette colline.
L'oubli est la ruse du diable !

Arol KETCH
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#Cameroun #HistoireDuCameroun #NgoaEkelle #JeanneIreneBiya #1987 #RatDesArchives
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Arol Ketch Raconte

07 ott 2026, 13:23

𝐋𝐚 𝐩𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞̀𝐫𝐞 𝐠𝐫𝐚𝐧𝐝𝐞 𝐦𝐚𝐧𝐢𝐟𝐞𝐬𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐞́𝐭𝐮𝐝𝐢𝐚𝐧𝐭𝐬 𝐚𝐮 𝐂𝐚𝐦𝐞𝐫𝐨𝐮𝐧

Quand les étudiants Camerounais se battaient encore pour leur avenir.

Aujourd'hui à 18h heure de Yaoundé, je vais vous raconter une histoire peu connue ' la première grande manifestation des étudiants au Cameroun. Le jour où les étudiants ont attaqué le cortège de la première dame Jeanne Irène Biya.

Le 5 décembre 1987, sous prétexte de lenteurs dans le traitement de leurs dossiers de bourse, des étudiants de l'Université de Yaoundé assiègent la Chancellerie.

Ils tentent de la saccager, mettent le feu à une partie du bâtiment, molestent au passage des enseignants venus assurer leurs cours, menacent de séquestrer le chancelier ( Laurent Esso) puis s'en prennent aux installations du campus et du restaurant universitaire.

Ce même jour, comme par un troublant hasard, la regrettée Jeanne-Irène Biya, Première Dame, est attendue au Centre des Handicapés d'Etoug-Ebé pour la traditionnelle fête de fin d'année offerte aux plus démunis.

Une bande d'étudiants s'efforce de bloquer son cortège, le prend pour cible à coups de projectiles et scande à son endroit des propos d'une rare violence.

Jamais on n'avait connu une grève pareille : rapidité d'exécution, organisation sans faille, débordements et haine ouvertement dirigée contre la Première Dame. Le chancelier de l'université, Laurent Esso, est formel — il s'agit là d'une forme de « subversion maligne ».

Une question hante alors les observateurs : que faisaient nos services de renseignements ? Comme on pouvait s'y attendre, la colère du Président sera à la hauteur du défi que vient de lui lancer cette organisation tapie dans l'ombre. Il ordonne une enquête mixte, qu'il entend suivre lui-même, personnellement.

Pour Paul Biya ; c'est un affront ! L'armée débarque immédiatement sur le campus ; les étudiants sont sévèrement bastonnés , embarqués et enfermés dans un fort militaire appelé " Américanos",un donjon quasi imprenable.

Plusieurs étudiants seront radiés à vie de l'unique université du pays. Certains passeront toute l'année universitaire enfermés à Américanos.
C'est à partir de ce jour que je régime décida de museler l'université.

Rendez-vous ce soir 18h

L'oubli est la ruse du diable !

La terre est sale ! Si è ne mvit ! Ngo Bagdeu !

Arol KETCH
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09 set 2026, 19:21

Kouam Samuel - richissime homme d'affaires et mécène oublié

Il a quitté son village de Baham à 15 ans, avec une seule ambition : réussir et aider les autres.
Il y est parvenu au-delà de tout ce qu'on aurait pu imaginer.
Kouam Samuel fut l'un des plus grands hommes d'affaires camerounais de sa génération. Propriétaire de la Serrucam, exploitant de plusieurs salles de cinéma à Douala, co-fondateur de l'Union Camerounaise des Brasseries aux côtés de Kadji Defosso et Victor Fotso — il a participé à la construction du tissu économique national à une époque où tout restait à bâtir.
Mais Kouam Samuel était aussi, peut-être avant tout, un homme de football.
Co-fondateur de l'Union Sportive de Douala, il en prend la tête et y injecte des sommes considérables.
Puis vient la CAN 1972, organisée au Cameroun. Et avec elle, la chute.
Des enquêtes révèlent des malversations financières dans l'organisation de la compétition. Kouam Samuel est écroué. Son empire s'effondre.
Il meurt en 1979, dans l'oubli et l'anonymat. Il laissait deux veuves et huit orphelins.
L'oubli est la ruse du diable !
https://youtu.be/nUF6t4wtBUg?is=eRzd9evnUTx9l0XZ
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09 set 2026, 19:21

Il y a 5 ans nous quittait Amobe Mevegué

L’oubli est la ruse du diable !

S’il est vrai que le mot « panafricain » est aujourd’hui galvaudé, Amobe Mevegué l’a réellement incarné dans essence la plus noble . L’Afrique coulait dans ses veines ; il plaçait l’Afrique et le monde noir au centre de tous ses projets. Il n’hésitait pas à se définir comme étant « un citoyen de l’Afrique » ou encore « un journaliste panafricain ».

Attachement marquant lorsqu’on sait qu’il est arrivé en France à l’âge de 5 ans mais malgré la distance géographique, il a respiré l’Afrique toute sa vie. Même au niveau vestimentaire, il prenait soin à toujours avoir sur lui quelque chose qui lui rappelait l’Afrique.

Amobé fait partie des rares personnalités qui ont décidé de conserver jalousement leur nationalité. Alors qu’il croulait sous le poids des propositions, Amobé a toujours conservé fièrement sa nationalité Camerounaise malgré les contraintes que lui posait ce passeport pour ses déplacements professionnels dans le monde. Pour affirmer son africanité, il a renoncé à son prénom « Alain » pour adopter un nom qui sonne purement africain : Amobe Mevegué.

En France sa terre d’accueil, il s’est toujours battu pour la Défense des noirs.
Amobe c’est surtout un homme d’une grande gentillesse. Très affable, il était toujours disponible pour les autres. Il était aussi l’incarnation de la culture.

Doté d’une immense culture musicale, il a donné une certaine visibilité aux musiques et musiciens d’Afrique. C’était un homme à 1000 projets. Un travailleur acharné. Un véritable professionnel qui préparait assidûment ses émissions.
Sa fierté aura été certainement d’avoir inspiré plusieurs générations d’africains à travers ses nombreuses émissions.

Il quitte le monde des vivants pour rejoindre sa mère qu’il a enterré il y a quelques semaines.

Son décès est une grosse perte pour l’Afrique. Que la terre de nos ancêtres lui soit légère !

La terre est sale ! Si è ne Mvit ! Ngo Bagdeu!

Arol KETCH - 08.09.2026
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09 set 2026, 19:21

𝐒𝐎𝐂𝐀𝐏𝐑𝐎𝐃 : 𝐐𝐮𝐚𝐧𝐝 𝐥𝐞 𝐂𝐚𝐦𝐞𝐫𝐨𝐮𝐧 𝐞𝐦𝐛𝐨𝐮𝐭𝐞𝐢𝐥𝐥𝐚𝐢𝐭 𝐬𝐨𝐧 𝐩𝐫𝐨𝐩𝐫𝐞 𝐏𝐞𝐩𝐬𝐢-𝐂𝐨𝐥𝐚

Le saviez-vous ?
Dans les années 80, à Garoua, le Cameroun embouteillait son propre Pepsi-Cola.

Pas importé. Pas distribué sous licence depuis l'étranger.
Produit, embouteillé, distribué depuis le Nord-Cameroun — et exporté jusqu'au Nigeria, au Tchad, en Centrafrique.

Fondée le 18 mai 1979 par feu El Hadj Fadia, avec un capital de 450 millions de francs CFA, la Société Camerounaise de Production et de Distribution de Boissons Hygiéniques — la SOCAPROD — avait une ambition claire : faire de Garoua la deuxième ville industrielle du Cameroun.

L'usine de Djamboutou était dotée d'équipements venus des États-Unis, d'Allemagne, du Danemark. Ses chaînes tournaient à 24 000 bouteilles par heure. Des centaines de familles du Grand Nord en vivaient.

Pepsi-Cola. Mirinda. Teem. Ces noms résonnaient dans tous les foyers.

Puis les chaînes se sont arrêtées. Les portes ont fermé.
Aujourd'hui, il ne reste que des ruines à Djamboutou — témoins silencieux d'une ambition qui a un jour porté tout un territoire.

Voici l’histoire

https://youtu.be/7NsrXY5tsM4?is=wxNNfNrrwl9FCJxu


L’oubli est la ruse du diable !
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09 set 2026, 19:21

Il y a 5 ans mourait Jean - Pierre Adams

L’oubli est la ruse du diable !

Jean-Pierre Adams est un footballeur franco-sénégalais dont la carrière a été marquée par des succès sportifs notables et une tragédie personnelle profonde : 39 ans dans le coma !

Jean-Pierre Adams, champion de France amateur avec Fontainebleau en 1968 et 1969, a fait briller la défense de Nîmes au début des années 1970. Il a ensuite porté les couleurs de l'OGC Nice (1973-1977) et du PSG (1977-1979).

Après avoir joué pour l'équipe de France militaire, Jean-Pierre Adams intègre l'équipe de France A. En tout, il accumule 22 sélections internationales. Sa carrière internationale fut également notable, formant avec Marius Trésor la légendaire défense centrale des Bleus surnommée « la Garde Noire ».

Malheureusement, le 17 mars 1982, Jean-Pierre Adams est plongé dans un profond coma suite à une opération bénigne du genou, qui se transforme en une tragédie en raison d'une erreur d'anesthésie. Cette erreur, commise par un stagiaire, le plonge dans un état végétatif dont il ne sortira jamais.

En effet, en mars 1982, Jean-Pierre Adams se rend à Dijon pour 3 jours de formation. Ilse blesse en se rompant un tendon au genou, une blessure a priori sans gravité. Il se rend alors àl'hôpital Édouard Herriot de Lyon pour une radiographie.

Après une consultation rapide, une opération est décidée, et un rendez-vous est fixé. Malheureusement, Adams est pris en charge par un stagiaire qui, plus tard, avouera devant le tribunal avoir commis une erreur d'intubation.

Pendant 39 ans, Jean-Pierre Adams a vécu dans un coma, son épouse Bernadette veillant sur lui jour et nuit avec une dévotion inébranlable. Ce n'est qu'en 1989 que le personnel médical impliqué a été reconnu coupable de « blessure involontaire ».

Le 6 septembre 2021, Jean-Pierre Adams meurt à l'âge de 73 ans, laissant derrière lui une famille endeuillée et une communauté sportive qui se souvient de lui avec respect et admiration.

Nous rendons hommage à ce grand sportif et exprimons notre profonde compassion à son épouse Bernadette, qui a consacré près de quatre décennies à son soin, ainsi qu’à ses enfants. Jean-Pierre Adams restera à jamais dans nos mémoires pour son talent, sa résilience, et l'amour indéfectible de sa famille.

L’oubli est la ruse du diable !

La terre est sale ! Si è ne mvit ! Ngo Bagdeu

Arol KETCH - 06.09.2026
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09 set 2026, 19:21

𝐍𝐎𝐁𝐑𝐀 : 𝐥'𝐚𝐬𝐜𝐞𝐧𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐞𝐭 𝐥𝐚 𝐜𝐡𝐮𝐭𝐞 𝐝'𝐮𝐧 𝐫𝐞̂𝐯𝐞 𝐢𝐧𝐝𝐮𝐬𝐭𝐫𝐢𝐞𝐥 𝐜𝐚𝐦𝐞𝐫𝐨𝐮𝐧𝐚𝐢𝐬
1978. Pierre Tchanqué quitte une carrière confortable dans la fonction publique.
1979. 
Il a 53 ans. Il aurait pu ne rien risquer.
Il choisit l'incertitude. Il choisit l'industrie.
Il rassemble près de deux cents investisseurs camerounais. 
Douze milliards et demi de francs CFA réunis. Une usine implantée à Bojongo, aux portes de Douala.
Son projet : prouver qu'un capital camerounais peut faire naître une industrie moderne, compétitive — capable de tenir face aux géants étrangers.
Ce projet a un nom : NOBRA. Les Nouvelles Brasseries Africaines.
En 1982, les machines tournent. Le panaché NOBRA conquiert les foyers camerounais. Les médailles s'accumulent : Abidjan, Madrid, Bordeaux. Plus de mille emplois. Un symbole national.
Six ans plus tard, en 1988, tout s'effondre.
Voici l'histoire 
https://youtu.be/EgnsFqusyLQ?is=Tia0r_hbqqo_-0TD
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25 ago 2026, 15:45

𝐑𝐚𝐩𝐡𝐚𝐞̈𝐥 𝐂𝐡𝐨𝐮𝐥𝐞𝐨𝐦 𝐞𝐬𝐭 𝐦𝐨𝐫𝐭.


C'est avec une immense tristesse que nous apprenons la disparition de celui que beaucoup appelaient affectueusement « Doyen Raph » ou « Le Che ». Il s'est éteint le 22 août 2026, à l'âge de 91 ans.


Avec lui disparaît l'un des derniers témoins de la répression coloniale au quartier Congo, à Douala. Plus encore, c'est une véritable bibliothèque vivante de l'histoire du Cameroun qui vient de fermer ses portes.


Je l'ai connu personnellement. Nationaliste engagé, il avait rejoint l'UPC très jeune et est resté fidèle, jusqu'à son dernier souffle, aux idéaux auxquels il a consacré sa vie. Auprès de lui, on ne venait pas discuter : on venait apprendre. Journalistes, réalisateurs, chercheurs, militants, documentalistes… beaucoup sont venus s'abreuver à sa mémoire pour recueillir des fragments d'une histoire souvent occultée.

📚 𝐔𝐧 𝐚𝐫𝐜𝐡𝐢𝐯𝐢𝐬𝐭𝐞 𝐡𝐨𝐫𝐬 𝐩𝐚𝐢𝐫


Pendant des décennies, Raphaël tint un kiosque à journaux. Mais avant de les vendre, il les lisait. Énormément. Rien de la société camerounaise ne lui échappait, et son domicile était devenu un sanctuaire d'archives où dormaient des titres disparus partout ailleurs. Il me laissait fouiller dans ses collections avec un plaisir presque enfantin, et racontait : chaque journal réveillait en lui un souvenir.


🔥 𝐋𝐞 𝐝𝐢𝐦𝐚𝐧𝐜𝐡𝐞 𝐨𝐮̀ 𝐂𝐨𝐧𝐠𝐨 𝐛𝐫𝐮̂𝐥𝐚


Derrière l'érudit chaleureux vivait un homme marqué à jamais. Le dimanche 24 avril 1960, le jeune Raphaël, passionné de football, quitte la maison pour le stade Akwa. Sans le savoir, il échappe à la mort.
Vers 15 heures, il aperçoit une épaisse fumée, puis d'immenses flammes au-dessus du quartier Congo. Il court.

Mais à cinquante mètres, il découvre une scène gravée en lui pour toujours : des soldats français en armes cernant le brasier. Selon son témoignage, ceux qui tentaient de fuir se retrouvaient face aux fusils. D'un côté les flammes, de l'autre les armes. On évoquera un hélicoptère, un liquide inflammable, du napalm. Le bilan exact n'a jamais été établi.


Le soir, à l'hôpital Laquintinie, il voit un camion militaire où des corps brûlés avaient été entassés. Des images qu'il n'a jamais oubliées. Plus de six décennies après, il racontait encore cette journée avec une précision bouleversante. Comme si, dans sa mémoire, le quartier Congo brûlait encore.

✊🏿 « 𝐋𝐞 𝐂𝐡𝐞 »


Cette tragédie renforça son engagement. Président du comité UPC-Manidem « Che Guevara » de Bépanda, Raphaël admirait profondément le révolutionnaire argentin. Dans son salon trônaient les portraits du Che, aux côtés de Ruben Um Nyobè, Abel Kingué, Félix Moumié et Ernest Ouandié. Ces visages racontaient ses convictions, et une certaine idée du Cameroun.


Aujourd'hui, le Doyen Raph emporte avec lui un pan de notre mémoire collective. Mais tant que ses témoignages seront racontés, tant que ses archives seront consultées, une partie de lui continuera de vivre.

« En Afrique, quand un vieillard meurt, c'est une bibliothèque qui brûle », disait Amadou Hampâté Bâ. Avec Raphaël Chouleom, c'est bien plus qu'un musée qui vient de brûler.

Va et repose en paix, Doyen Raph. Va et repose en paix, Le Che. Tu as consacré ta vie à une mémoire qui refusait de mourir.


𝐋'𝐨𝐮𝐛𝐥𝐢 𝐞𝐬𝐭 𝐥𝐚 𝐫𝐮𝐬𝐞 𝐝𝐮 𝐝𝐢𝐚𝐛𝐥𝐞.
Arol KETCH
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25 ago 2026, 15:45

𝐂'𝐄́𝐓𝐀𝐈𝐓 𝐀𝐔 𝐌𝐀𝐋𝐈…
𝐋𝐄 𝐉𝐎𝐔𝐑 𝐎𝐔̀ 𝐎𝐍 𝐇𝐔𝐌𝐈𝐋𝐈𝐀 𝐓𝐇𝐎𝐌𝐀𝐒 𝐍𝐊𝐎𝐍𝐎

7 février 2002. Stade du 26 Mars, Bamako. Demi-finale de la CAN : le Cameroun affronte le Mali, pays organisateur.

Une heure et demie avant le coup d'envoi, deux hommes foulent la pelouse : le sélectionneur Winfried Schäfer et Thomas Nkono, icône du football camerounais, africain et mondial. Ils viennent vérifier une chose toute simple. En réalité, ils n'ont pas le droit de s'y rendre 1h30 avant le début du match.

La veille, à l'entraînement, les Lions ont trouvé le gazon dur et rugueux, et ont demandé qu'on l'arrose. Nkono s'assure donc que l'arrosage a été fait. Il fait quelques pas. Il teste l'herbe. Rien d'autre.

Mais dans les tribunes, la légende travaille les esprits. Nkono, l'Araignée noire, ce gardien mythique que l'Afrique entière a vu voler d'un poteau à l'autre, on le regarde comme l'architecte mystique des victoires des Lions. Alors la rumeur s'allume : il « sème des gris-gris » sur la pelouse. Les cris montent. La foule réclame.
Et l'inexplicable survient.

Une escouade de policiers armés et casqués déferle sur le terrain. Retenez bien ce détail que la mémoire ne doit jamais lâcher : ils écartent Schäfer, l'entraîneur blanc, et se jettent sur le noir , Thomas Nkono. À la « magie noire », on ne cherche qu'un visage; celui du noir; toujours le même.

Ils lui sautent dessus. Ils le plaquent avec violence sur l'herbe. Ils le maîtrisent, le dépouillent presque de ses vêtements jusqu'aux dessous, le traînent par les pieds et par les bras. Il tombe. Il se relève, menotté, et brandit à la foule ses poignets enchaînés, prenant le monde entier à témoin.

Les caméras de TV5 et de CFI qui filment la scène sont arrachées. Un policier ramasse au sol « quelque chose » qu'il agite en l'air, sous les applaudissements : la preuve qu'on voulait, à tout prix, trouver.
Des membres de la délégation camerounaise : David Mayebi et Etienne Tamo se jettent dans la mêlée pour arracher la légende à l'humiliation. On les molestera à leur tour. L'un en ressortira la chemise déchirée.
Les Camerounais, blessés dans leur chair, menacent de ne pas jouer. Ils finissent par jouer.

À la fin du match, le président malien Alpha Oumar Konaré descend en personne dans le vestiaire des Lions, à la rencontre de l'équipe camerounaise. Et Nkono, debout devant le chef de l'État, ne baisse pas les yeux : il lui répond, lui raconte son calvaire, lui dit l'affront subi. C'est un homme humilié qui refuse de se taire, même devant un président. Pour lui, un honneur bafoué ne se courbe pas.

Thomas Nkono sera suspendu un an par la CAF, qui retiendra la version des policiers : « il a tenté d'entrer de force sur le terrain »

Et le terrain, lui, trancha. Ce soir-là, les Lions dévorèrent le Mali 3-0 — doublé de Salomon Olembé (38ᵉ, 45ᵉ), but de Marc-Vivien Foé (82ᵉ, paix à son âme). Quelques jours plus tard, le Cameroun soulevait sa quatrième CAN face au Sénégal, sans jamais plier dans le jeu. Alioum Boukar fut héroïque.

C'est un devoir de mémoire que de rappeler ce jour-là.
Et vous, quel souvenir gardez-vous de cette CAN 2002 ?
L'oubli est la ruse du diable !

Arol KETCH
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25 ago 2026, 15:45

𝐀𝐟𝐟𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐃𝐅𝐎𝐊𝐎𝐀 : 𝐋𝐞 𝐝𝐫𝐚𝐦𝐞 𝐪𝐮𝐢 𝐚 𝐝𝐢𝐯𝐢𝐬𝐞́ 𝐥𝐞 𝐂𝐚𝐦𝐞𝐫𝐨𝐮𝐧

Douala, Bonabéri, novembre 1987. Un drame frappe la famille d'un expert-comptable réputé. 

L'enquête conclut à un accident. Quelques jours plus tard, il se présente de lui-même à la gendarmerie et reconnaît tout.
 Le lendemain, devant le juge, il retire tout.

#AffairesCriminelles #Cameroun #Douala #HistoireDuCameroun #FaitsDivers

https://youtu.be/I-Qvjsg__ig?is=UqqIIhN5N1h8HxP1
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25 ago 2026, 15:45

𝟐𝟏 𝐚𝐨𝐮̂𝐭 𝟏𝟗𝟖𝟔 · 𝟐𝟏 𝐚𝐨𝐮̂𝐭 𝟐𝟎𝟐𝟔 : 𝐈𝐥 𝐲 𝐚 𝟒𝟎 𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐚 𝐜𝐚𝐭𝐚𝐬𝐭𝐫𝐨𝐩𝐡𝐞 𝐝𝐮 𝐋𝐚𝐜 𝐍𝐲𝐨𝐬

Le 21 août 1986, aux alentours de 21h30, le lac Nyos; ce lac bleuté posé dans le cratère d'un ancien volcan, au nord-ouest du Cameroun, dans le département de la Menchum a exhalé la mort sans bruit.

Des profondeurs de ses eaux, une réserve invisible de gaz toxiques s'est libérée : entre 100 mille et 300 mille tonnes de gaz carbonique. Le gaz a recouvert les cases endormies, les troupeaux, les hommes, les femmes, les enfants.

Au matin, on a découvert l'horreur. Près 1 746 morts , et près de 3 500 bêtes jonchaient le sol. Plusieurs hypothèses ont été émises sur cette catastrophe.

Longtemps, on a cherché une main derrière ce fléau ; une arme secrète, une puissance étrangère venue essayer sa science dans nos montagnes.

Selon la version officielle, la catastrophe de Nyos aurait été causée par la chute d'un pan de la falaise qui surplombe le lac. Cette chute de roches aurait entraîné un brassage assez rapide des eaux : les eaux contenant le gaz carbonique se seraient alors retrouvées en surface, ce qui aurait favorisé des émanations gazeuses.

40 ans après, la vallée du Nyos porte encore les souvenirs de ce drame. Se Souvenir de ce jour, c'est vaincre l'oubli. Pensées émues pour ceux qui y ont perdu la vie.

L'oubli est la ruse du diable.

Arol KETCH
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25 ago 2026, 15:45

𝐌’𝐏𝐨𝐧𝐠𝐨 𝐋𝐨𝐯𝐞 & 𝐍𝐢𝐰𝐚 𝐌𝐨𝐛𝐮𝐭𝐮 : 𝐥’𝐚𝐦𝐨𝐮𝐫 𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐝𝐢𝐭 𝐪𝐮𝐞 𝐥𝐞 𝐙𝐚𝐢̈𝐫𝐞 𝐚 𝐯𝐨𝐮𝐥𝐮 𝐨𝐮𝐛𝐥𝐢𝐞𝐫…

Il n’existe presque aucune trace de leur histoire. Pas de photographie. Pas de déclaration. Pas de récit officiel.
Et ce silence n’était peut-être pas un oubli.
C’était une nécessité.

Dans le Zaïre de Mobutu, deux personnalités que tout opposait auraient vécu une histoire d’amour dans le plus grand secret : M’Pongo Love, la diva adulée de Kinshasa, et Niwa Mobutu, le fils aîné du Maréchal et présenté comme son héritier.


Mais pour comprendre cette histoire, il faut remonter plus loin.
En 1960, le major Gilbert-Pierre Pongo traque Patrice Lumumba après son évasion. Quelques mois plus tard, Pongo est exécuté à Stanleyville.

Il laisse une petite fille de quatre ans.
Elle s’appelle Aimée.
Le Zaïre la connaîtra sous le nom de M’Pongo Love.
De l’autre côté de cette même tragédie congolaise grandit Niwa Mobutu, né en 1955. Fils du futur homme fort du Zaïre, il devient progressivement l’un des personnages les plus importants du régime.
Puis les chemins de ces deux destins se croisent.
Dans les années 1980, alors que M’Pongo Love est au sommet de sa gloire et que Niwa monte en puissance dans l’appareil d’État, une rumeur persistante raconte qu’ils se seraient aimés en secret.
Elle, la femme dont la voix remplissait les salles et les stades.
Lui, le fils du président dont le visage apparaissait dans les ministères.
Un amour impossible à afficher.

Selon les récits qui circulaient alors à Kinshasa, leur relation aurait été soigneusement dissimulée. Quelques privilégiés auraient même aperçu le couple au palais.

M’Pongo Love ne pouvait pas parler de cet amour.
Alors peut-être l’a-t-elle chanté…
Dans certaines de ses chansons, les Zaïrois ont cru reconnaître les confidences voilées d’une femme amoureuse d’un homme dont elle ne pouvait prononcer le nom.
Puis le destin les sépara.


M’Pongo Love meurt le 15 janvier 1990, à seulement 33 ans.
Quatre ans plus tard, le 16 septembre 1994, Niwa Mobutu disparaît à son tour, à 38 ans.

Deux destins liés par un pays, une histoire tragique… et peut-être par un amour que le pouvoir avait condamné au silence.


L’histoire de M’Pongo Love et Niwa Mobutu reste l’un de ces mystères de la mémoire congolaise que le temps n’a jamais complètement effacés.

L’oubli est la ruse du diable.
Arol KETCH — Rat des archives
#MPongoLove #NiwaMobutu #Mobutu #Zaïre #Congo #RDC #Kinshasa #MusiqueCongolaise #HistoireDuCongo #HistoireAfricaine #MusiqueAfricaine #Archives #MemoireCongolaise #Afrique
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